MENU FERMER

Confédération des Commerçants de France

Francis Palombi, Président

palombi

La Confédération des Commerçants De France regroupe actuellement 18 organisations professionnelles nationales représentant plus de 300 000 entreprises du commerce de détail alimentaire et non alimentaire sur l’ensemble du territoire, principalement des PME-TPE. Elle a pour but la représentation et la défense des intérêts professionnels de ses membres auprès de toutes instances administratives ou interprofessionnelles et des pouvoirs publics, ainsi que l’information et l’étude de toutes les questions économiques, techniques, sociales, fiscales et juridiques.

Les confédérations de commerçants ne sont pas suffisantes, une fois qu’il y aura des unions de centre-ville, on discutera d’égal à égal avec la périphérie

Constat :

  • Un déséquilibre centre-ville périphérie :
    Il ne faut pas ne pas opposer centre-ville et périphérie mais il y a un déséquilibre, ce qui nous amène à chercher une formule pour redonner toute leur force et leur représentativité aux centres-villes.
  • Une insuffisance des confédérations commerçantes isolées :
    Les associations de commerçants et unions commerciales ne rassemblent que des commerçants indépendants et ne disposent pas du poids suffisant. Il faut donc rassembler l’ensemble des acteurs du centre-ville (indépendants, franchisés, succursalistes, professions libérales, artisans, collectivités locales et consulaires) afin d’offrir une vraie représentation du centre-ville.
  • Donner une véritable structure de fonctionnement de gestion aux centres-villes :
    Le grand constat que nous faisons, c’est qu’il faut donner une véritable structure de fonctionnement de gestion aux centres-villes.

Les propositions :

  • Un nouveau type de structure :
    Il y a un modèle que nous avons travaillé depuis deux ans, suivi par la Direction Générale des Entreprises et le Ministère du Commerce et de l’Artisanat. Nous nous sommes basés sur le Québec. Une délégation française avec la Secrétaire d’Etat Martine Pinville s’y est rendue et y a découvert des sociétés de développement commercial. Ce sont des structures associatives dotées de bien plus de moyens que les associations commerciales françaises.
    Nous avons transposé ce modèle en droit français à travers des coopératives de développement économique constituées sous forme de SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif). Les SCIC représentent aujourd’hui environ 600 entreprises en France et œuvrent dans beaucoup de secteurs variés mais n’avaient encore jamais été utilisées dans le but de revitaliser les centres-villes.
    Il y une dizaine de villes pressenties pour une expérimentation, comme Saintes où une coopérative sera mise en place d’ici avril 2018.
    L’objectif est de rassembler les forces vives d’un périmètre de consommation dans des coopératives.
    Afin de monter cette structure, il est nécessaire de créer un comité de pilotage représentatif du tissu économique local, avec les artisans, commerçants, professions libérales, les franchisés…
    Le premier service offert par les coopératives sera une plateforme numérique intégrée, utilisant majoritairement des start-up. Cela permettra de construire une stratégie numérique globale pour l’ensemble des acteurs économiques en proposant une multitude de services comme les conciergeries.
    Ce modèle a été déclaré en phase expérimentale par le Ministère du Commerce et de l’Artisanat.
    Le modèle des unions commerciales, des associations de commerçants doit être dépassé, mais c’est sur cette base que naitront les coopératives d’intérêt collectif.
  • Faire un état des lieux précis et détaillé de la situation actuelle :
    Il faut faire un état des lieux précis et détaillé de la situation actuelle mettant en avant le nombre actuel de surfaces commerciales, leur superficie et les projets en construction.
    Afin de réaliser ce travail, nous proposons la mise en place d’un observatoire pour rassembler tout le monde et faire un état des lieux villes par villes du nombre de surfaces commerciales.