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Vitrines de France

Jean-Pierre Lehmann, Président de FNCV – Les Vitrines de France

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La FNCV (Fédération Nationale des Centres-Villes), association loi 1901 sans but lucratif, connue sous le label « les Vitrines de France » est la première association de France à rassembler associations de commerçants, mairies, Chambres de Commerces et d’Industrie et Communautés de Communes et à mener une action tous azimuts en faveur de la conservation du commerce en centre-ville. Elle compte 500 membres.

Les centres-villes doivent jouer le qualitatif.

Constat :

  • Un manque de travail en commun :
    Au niveau de la méthodologie de travail, nous constatons malheureusement sur le terrain que les différents acteurs de la ville ne travaillent pas suffisamment ensemble. C’est parfois la faute des permanents qui s’approprient des dossiers et ne communiquent pas forcément dessus avec les autres.
    Le centre-ville correspond au plaisir, il y a une notion de plaisir, malgré les problèmes qu’on rencontre en termes d’insécurité de pauvreté…

Les propositions :

  • Le maire, chef d’orchestre :
    Il faudrait une mise en commun du travail, en ayant une méthodologie sur le centre-ville avec le maire comme chef d’orchestre, c’est lui qui doit rassembler les acteurs du centre-ville et définir avec eux un programme en commun, riche des connaissances de chacun.
    Le maire peut développer par exemple des espaces de coworking, avec : les permanents des services urbanisme et commerce de la ville, les permanents des chambres consulaires en charge du commerce, les permanents de la fédération des commerçants s’il y en a, ceux de l’agence d’urbanisme, ceux de la chambre des métiers, le manager de centre-ville… Il peut rassembler dans un même espace toutes ces personnes qui peuvent avoir une efficacité à travailler ensemble, échanger en permanence. Cette démarche peut créer une véritable dynamique avec une vraie volonté de travailler ensemble.
  • S’adapter au rétrécissement du circuit commercial en centre-ville :
    L’offre est supérieure à la demande et les centres-villes vont rétrécir. Ce n’est plus la peine de sauver des rues en déshérence, c’est mieux d’avoir un centre cohérent et c’est au maire de définir un périmètre. Il faut aussi définir les différents modes d’accès en transports et enfin, suivant la taille de la ville, on définit quelles sont les types d’enseignes qui manquent afin d’avoir une offre commerciale de qualité. Notre principe général est de dire que les centres-villes doivent jouer le qualitatif. Ce n’est pas forcément faire du haut de gamme, mais être qualitatif au niveau de l’accueil, des compétences, de la décoration, de la convivialité…
  • Adapter les commerçants aux nouvelles technologies :
    Il faut travailler avec les écoles, pour que les jeunes réalisent des stages chez les commerçants et les accompagnent pour qu’ils se mettent aux nouvelles technologies. Par exemple, à Nancy un jeune cordonnier et clé minutes fait plus de chiffre d’affaire sur internet que dans ses trois magasins. Il convient d’être innovant.