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Fédération des Marchés de France

Monique Rubin, Présidente
Nadine Villier, Secrétaire Générale

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Forte de 20 000 adhérents et d’un maillage de 150 syndicats répartis sur l’ensemble du territoire national, la Fédération Nationale des Syndicats des Commerçants des Marchés de France est la principale organisation de défense professionnelle du commerce ambulant.

Les marchés sont des vecteurs d’impulsion économique et de lien social pour les centres-villes

Constat :

  • Les marchés, vecteurs de lien social :

    Les marchés constituent traditionnellement le premier lieu de distribution. Porteur d’une image positive, ils sont au cœur d’un environnement, des espaces d’échanges, de contacts et de mixité sociale. Le facteur de socialisation dont on a besoin est indispensable à la réussite d’un centre-ville. Les clients viendront en centre-ville car ils vont rencontrer d’autres gens. C’est la seule « arme » face au e-commerce.
  • Une évolution des modes de consommation positive pour les marchés :
    Les consommateurs sont en demande croissante de nouveaux marchés. Les modes de consommation évoluent vers un achat de produits éco responsables, produits locaux dans un espace de proximité et de qualité d’échanges relationnels basés sur des valeurs de citoyenneté et de confiance. Cela confirme une vraie appétence pour savoir d’où viennent les produits, de mettre un visage sur les producteurs.
  • Prise de conscience du problème de l’appauvrissement de la proximité commerciale dans sa globalité :
    Les expériences réussies de reconquête commerciale du centre-ville nécessitent un projet politique reposant sur une action volontariste à toutes les échelles de territoire ainsi qu’une prise en compte de la problématique commerciale dans sa globalité.

Propositions :

  • S’appuyer sur un état des lieux pertinent des commerces sur un territoire :
    Le soutien aux commerces de centre-ville passe en premier lieu par un état très précis des commerces périphériques incluant les établissements déjà existants, les autorisations de permis de construire délivrées et non réalisées (3 ans de décalage) et la maîtrise des zonages à caractère commercial et industriel dans les Plans locaux d’Urbanisme.
  • Créer les conditions d’un environnement urbain favorable aux marchés et aux commerces traditionnels
    Consulter préalablement tous les professionnels du commerce de centre-ville y compris les marchés sur les projets de réfections de place, de stationnements, de circulation, d’aménagements urbains.
  • Valoriser les produits locaux : Circuits-courts, faire venir les producteurs locaux, Valorisation des produits locaux avec un affichage particulier :
    La valorisation des produits locaux est indispensable pour demain. Il faut l’afficher en travaillant avec le ministère de l’agriculture sur la création d’une affichette «produit ici» unique sur l’ensemble du territoire pour les produits issu de l’agriculture française. L’objectif est que le consommateur ait confiance dans ce qu’il achète.
    Un besoin impératif de relation avec les chambres d’agriculture.
  • La création d’une plateforme numérique de mise en relation :
    D’un côté, certains producteurs ne peuvent pas, par manque de temps ou autre, écouler seuls l’intégralité de leur production. D’un autre côté, des professionnels des marchés, soucieux de qualité et de proximité, pourraient développer des achats directs chez le producteur s’ils connaissaient en temps réel les disponibilités à la vente en gros des produits locaux autour de chez eux et s’approvisionneraient directement sur le lieu de production.
    Il y a une complémentarité avec les marchés de gros qui va dans le sens de la lutte contre le gaspillage alimentaire lorsque le commerçant vient finir d’écouler la production.
    Afin de garantir la juste rémunération du producteur, les coûts de fonctionnement de cette plateforme devraient être moindres.
  • Redonner au marché la place historique qu’il occupe au cœur de la cité :
    Il faut redonner au marché la place historique qu’il occupe au cœur de la cité, et ne pas les éparpiller à droite à gauche car cela ne marche pas, même s’il est parfois contraignant d’accueillir un marché à cause des possibilités physiques. Le commerce sédentaire n’est pas assez mis en avant par les élus locaux car les ambulants font peur.
    Il s’agit plutôt de créer du lien entre sédentaires et non sédentaires. Quand on est face à un marché en déclin par exemple, on peut privilégier une allée réservée à la dégustation permet de faire venir les restaurateurs de la ville pour se faire connaître.
  • Neutraliser la concurrence déloyale :
    Sur l’ensemble du territoire, sur le domaine public, comme sur le domaine privé, nous constatons la recrudescence de ventes sauvages, «ventes au déballage», étalages proposant des productions étrangères à bas coût. Cette concurrence nuit à l’image des marchés, à la qualité des produits, aux commerçants responsables, et aux producteurs locaux.
  • Professionnaliser les commerçants par des formations et valoriser les acteurs des marchés :
    Il s’agit de consolider au plan régional les actions de professionnalisation, d’une part des commerçants non sédentaires et, d’autre part, des placiers des collectivités locales.
    L’importance des besoins de qualification fait apparaître l’utilité de mutualiser plus largement ces actions de professionnalisation entre les CCI intéressées et leurs partenaires, de telle sorte que cet appui au renouvellement professionnel bénéficiera à l’ensemble de la région à l’exemple du programme avec la CCI Auvergne Rhône Alpes.
  • La conquête de nouvelles clientèles :
    Faire redécouvrir les marchés auprès des jeunes, des ménages actifs, des résidents des zones périurbaines et des touristes. Des actions ciblées seront donc à développer en direction de ces publics notamment. Par exemple à Valence cette année, le marché des enfants a réussi avec succès à faire venir les enfants avec des mini étals lors de la fête de la gastronomie.
  • La modernisation des marchés
    La modernisation des marchés est une question essentielle qu’il conviendra de soutenir à travers les dispositifs d’aides financières à l’investissement ou aux actions innovantes portés par le Conseil régional en lien avec la CCI de région et les CCI.