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Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française

Dominique Anract, Président

boulangerie

La Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française a pour objectif d’assurer les intérêts généraux, matériels et moraux de la profession, de la promouvoir, de faciliter les relations et de créer des liens de confraternité entre ses adhérents. Il y a aujourd’hui 33 000 boulangeries sur le territoire sans compter les tournées et le portage. La boulangerie-pâtisserie est le commerce alimentaire référent.

La boulangerie pâtisserie pourrait être considérée comme une activité d’utilité publique.

Constat :

  • Un commerce d’utilité publique :
    Dans beaucoup de centres-bourgs, la présence des commerces indépendants est une sécurité mais aussi une spécificité du patrimoine français à l’image de la boulangerie-pâtisserie. Ce commerce contribue à créer un lien social et économique en développant des filières courtes, en étant un vecteur de formation (en « récupérant » souvent des jeunes en apprentissage). Un village sans boulangerie est moribond d’où l’intérêt de développer des circuits dans les petites villes et villages. La boulangerie pâtisserie ne peut être considérée que d’utilité publique.

Les propositions :

  • Favoriser des appels d’offres communs :
    Dans le 15ème arrondissement de Paris par exemple, les boulangers se relaient pour livrer la mairie d’arrondissement.
    Dans le département des Deux Sèvres, la constitution d’une Association (RésALIS) a permis aux artisans boulangers de répondre aux appels d’offres des collectivités et, ainsi, de retrouver du pain de qualité dans les restaurants scolaires… Le choix de la boulangerie-pâtisserie de quartier favorise le local, le qualitatif à travers des appels d’offres communs. Ce système doit être généralisé à toutes les écoles notamment dans les villages pour faire vivre ce type de commerce.
  • Faire respecter les arrêtés préfectoraux instaurant la règle d’un jour de repos :
    A Paris, les supérettes ouvertes sept jours sur sept ne respectent pas l’arrêté préfectoral qui impose un jour de repos par semaine pour chaque boulangerie (ce qui n’est pas remis en cause par la profession). Il faut que tous les producteurs de pain respectent ces arrêtés préfectoraux.
  • Soutenir les initiatives d’implantation d’une boulangerie-pâtisserie
    Aider les primo-accédants (financement, préemption des communes, …).
  • Mener une politique de relocalisation en centre-ville :
    La redynamisation des centres-villes nécessite une politique concrète de relocalisation des commerces en centre-ville, une préservation de la diversité du commerce, et une intervention sur le foncier.
    Aménagement de parking près des commerces (no parking = no business).
    Etre attentif à la circulation (sens interdit pouvant empêcher l’accès aux commerces).
    Les élus ont donc une grosse responsabilité.