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Ville de Caen

Joël Bruneau, Maire de Caen

bruneau

La ville de Caen, préfecture du Calvados compte 107 000 habitants. La Communauté Urbaine Caen la Mer qui correspond à son bassin de vie représente près de 270 000 habitants, avec une zone de chalandise immédiate de près de 300 000.

La stratégie mise en place depuis 2014 est guidée par un but unique, celui de ramener des flux de fréquentation en centre-ville.

Constat :

  • Un constat préalable :
    Rien n’a été inventé, le projet est parti d’un certain nombre de constats et d’analyses faites avec l’appui du cabinet Bérénice, et d’observations des différents acteurs du commerce de centre-ville.

Les propositions :

  • Le document d’urbanisme comme vrai levier :
    Il ne faut pas stériliser les centres commerciaux existants, qui ont besoin de se renouveler, mais pour autant il est nécessaire de les contingenter par le biais de l’urbanisme, à Caen dans la limite de 10% de l’existant. Des mesures locales suffisent à maîtriser le développement commercial. Le vrai levier est le document d’urbanisme, PLU et SCoT.
  • Les grands axes du projet :
    Créer à l’échelle du centre-ville une vraie boucle piétonne :
    Le plateau piétonnier existe pour partie mais ne constitue pas une boucle piétonne ni un élément de déambulation naturelle. Le boulevard du Maréchal Leclerc qui deviendra à terme la promenade du Maréchal Leclerc, avec le report d’une voie de bus et des reports de circulation ce qui entraîne des débats, date des années 1970 et n’avait pas bougé depuis.
    La rénovation d’une véritable centralité et la mise en valeur du patrimoine :
    Les espaces publics vont être totalement rénovés. La place de la République, ancienne place royale, aujourd’hui un lieu disparate, doit devenir un vrai lieu de centre-ville, un vrai lieu d’attraction.
    Les touristes croient découvrir Caen avec Le Mémorial, situé à l’extérieur de la ville, ainsi que les plages du débarquement alors que le patrimoine de centre-ville est extrêmement riche. Ce sera l’occasion de remettre en valeur le patrimoine que constituent les bâtiments de la place de la République, mais aussi un ancien hôtel particulier masqué par un cinéma aujourd’hui fermé le long du boulevard du Maréchal Leclerc.
    L’enjeu est aussi de créer une vraie continuité visuelle des espaces publics.
  • Remuscler l’offre de centre-ville et avoir une position offensive pour le centre-ville :
    On doit trouver dans le centre des choses qu’on ne trouve pas à l’extérieur. Le projet pour le centre vise à créer un lieu réellement central.
    Un bâtiment nouveau sera construit à l’emplacement du parking en surface de la place de la République, avec une halle gourmande, par des promoteurs privés avec un choix architectural fort et de qualité, en particulier pour mettre en valeur les produits normands. C’est l’architecte Jean-Paul Viguier qui a été sélectionné. Il s’agira d’un lieu vers lequel pourront converger les habitants de la ville et de l’agglomération mais aussi les touristes.
    Le centre-ville en partie reconstruit après-guerre accueille des surfaces commerciales mal adaptées aux enseignes qui n’y trouvent pas leur compte. La taille n’excède pas 100 m², voir souvent 60 m².
    Dans ce nouveau bâtiment, une surface de 10 000 m² permettra d’accueillir des enseignes locomotives à la recherche de locaux adaptés à l’exemple de la FNAC, il y a quelques années, qui joue ce rôle sur le lieu de l’ancienne gare.
    Dans les étages, des espaces tertiaires de « coworking », permettront de ramener de l’activité en ville d’où de nombreuses activités économiques sont parties avec les conséquences que l’on connaît en termes de fréquentation.
    De même, un pôle de santé en cours de création accueillera une trentaine de praticiens en hyper-centre.
  • Sortir d’un système d’autorisations gagnant une valeur :
    Par exemple, le projet inter-IKEA en périphérie de Caen, n’a pas réellement de justification économique, autre que celle de l’obtention d’une autorisation qui vaut de l’argent. Avec le système français on a donné de la valeur aux autorisations. Ce qui explique qu’on n’est pas prêt à accepter de les abandonner même quand il n’y a pas de marché derrière.
    Ce qui doit valoir de l’argent, c’est l’activité, la capacité à attirer des clients qui génèrent du chiffre d’affaires, donc des bénéfices.