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Union Nationale des Entreprises de Coiffures

Carla Chantillon, Directrice Générale

chantillon

L’Union Nationale des Entreprises de Coiffure (UNEC) est la principale organisation professionnelle des chefs d’entreprise de la coiffure. Forte de plus de 6 000 adhérents, l’Union est la plus importante entité représentative des métiers de l’artisanat. L’UNEC coordonne les actions syndicales nationales. Elle fédère 22 unions régionales qui regroupent les unions départementales. L’UNEC s’appuie aussi sur un réseau de partenaires pour proposer les meilleurs services à ses adhérents. Les coiffeurs sont des acteurs important de la reconquête commerciale des centres-villes.

Aller en centre-ville doit être un plaisir

Constat :

  • Un artisan clé de la reconquête des centres-villes :
    Les entreprises de coiffure voient passer 1 million de clients tous les jours. C’est le second secteur de l’artisanat (après la maçonnerie) avec 85 700 entreprises en France. Les coiffeurs sont largement présents dans les bourgs et représentent souvent le dernier lien dans certains quartiers des villes. Les coiffeurs implantés dans les centres commerciaux ne comptent que pour 4% des salons.
  • Des évolutions des modèles économiques et des modes de consommation :
    La coiffure continue de progresser chaque année, avec une augmentation de 40% du nombre des entreprises de coiffure. L’explosion des coiffeurs à domicile compte pour la majeure partie de cette évolution. En dix ans, l’augmentation des coiffeurs à domicile s’élève à 165%. En 2016, le nombre d’entreprises est passé de 7 700 à 20 000. Il s’agit d’une mutation très importante car le nombre d’actifs n’a pas bougé.
    Par ailleurs, la consommation évolue également dans le sens d’une baisse de la fréquentation féminine ainsi qu’une augmentation du ticket moyen. Un individu va en moyenne 6 fois par an contre 4 fois par an maintenant. Les gens se rendent chez le coiffeur pour des prestations compliquées, difficiles à réaliser soi-même. Enfin, on note le retour des coiffeurs masculins comme les barbiers.
  • L’artisanat comme moyen pour le centre-ville de se différencier :
    L’artisanat constitue le meilleur moyen pour le centre-ville de se différencier du commerce de périphérie et lutter contre l’uniformisation des commerces. L’enjeu est de se réinventer et de rester en adéquation avec l’évolution des comportements de consommation.

Les propositions :

  • Développer davantage l’expérience client notamment par le biais du numérique :
    Les gens recherchent de la considération de la part de leur coiffeur. Chaque fois qu’un client passe la porte, le coiffeur doit se demander comment faire pour qu’il revienne à nouveau. Il y a encore beaucoup de choses à apporter dans le service au client. Aller en centre-ville doit être un plaisir. La démarche d’aller dans un salon en centre-ville est différente de celle du coiffeur à domicile.
    Les efforts doivent en particulier se concentrer sur la digitalisation du marketing. Le coiffeur doit être l’animateur de sa communauté de clients.
  • Mener des politiques ambitieuses d’aide à l’implantation :
    Les artisans coiffeurs comptent en moyenne 2,4 salariés par salon. Les entreprises de coiffures sont très majoritairement des petites entreprises qui disposent donc de très peu de marge de manœuvre.
    Les pouvoirs publics peuvent diminuer le poids des charges par une politique ambitieuse de facilitation de l’implantation des coiffeurs en centre-ville. Les locaux inoccupés en centres-villes tendent à se transformer en banques et assurances. Il faut éviter ce genre de phénomènes. Des outils comme la préemption sur des fonds de commerce, la définition d’un cahier des charges pour le centre-ville, des aides d’accompagnement pour le développement et la transformation (des locaux et de leurs devantures).