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Fludis

Gilles Manuelle, Président AMME SAS

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La société AMME a développé un entrepôt fluvial. Cet entrepôt sert à l’organisation des livraisons du dernier kilomètre. Chaque entrepôt permet de traiter 500 000 colis annuel dans les conditions économiques du marché et de façon totalement décarbonée. Nous rapprochons les livreurs des adresses qu’ils ont à livrer et évitons ainsi le parcours de 1000 km par jour sur les territoires dans lesquels nous sommes présents.

Le véhicule propre ne règle pas le problème de la congestion, il faut travailler sur des solutions structurantes qui relève de la gouvernance

Constat

  • Un effet ciseau entre la croissance forte des flux de marchandises en ville et une baisse de l’usage de la voiture individuelle :
    En 2001, on ne parlait pas de développement durable. Du chemin a été fait sur le plan culturel mais pas sur le plan structurel. Dans cette période des 15 dernières années, la révolution numérique a provoqué une accélération des déplacements de flux en ville. Les commerçants reçoivent des colis tous les jours car ils n’ont plus de stock de réserve. Le e-commerce a modifié les comportements. Cette croissance forte des déplacements liés à la marchandise a lieu alors même que des collectivités arrivent à diminuer l’usage de la voiture individuelle et provoque un effet ciseau.

Les propositions

  • Un problème structurel qui interroge la gouvernance :
    Face à cette croissance, un véhicule propre ne règle pas le problème de la congestion et la capacité de livrer la ville de demain. Si on partage le constat que les flux de marchandises vont croître, on doit travailler sur des organisations structurelles pour la mobilité des colis, des structures uniques. On arrive des taux de performance indépassables pour la mobilité avec des navettes à horaires réguliers. Vus les problèmes structurels, l’aspect véhicule n’est qu’un petit pas, on ne va pas vers des solutions pérennes, faciles et qualitatives. Il faut donc poser le problème de façon plus large, avec le problème de la gouvernance et de quel acteur à quel niveau.
    La mutualisation ne viendra pas que des acteurs de transport. Se regrouper serait économiquement bon pour eux, une organisation reste à trouver avec un bon niveau de gouvernance. Tout cela relève donc de la gouvernance, d’un choix politique.
  • De vraies innovations structurelles :
    Les véritables innovations sont structurelles. Depuis 15 ans il n’y a pas d’opérateur de mobilité des personnes qui se soit réellement intéressé à la mobilité des marchandises. Ils gèrent pourtant des infrastructures alors pourquoi ne pas en profiter pour optimiser ?