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Fédération Française des Associations de Commerçants

Jean-Claude Delorme, Président

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Fondée en 1957, la Fédération Française des Associations de Commerçants a pour vocation le regroupement de toutes les Associations territoriales de commerçants, artisans et prestataires de services, sans exclusive thématique ou professionnelle, à titre collectif ou individuel. Ces groupements de rues, de quartiers, de villages et de villes sont plus de 6 000 en France (Métropole et DOM TOM). Ils contribuent à l’animation et au développement économique et commercial de leurs territoires, de leur ville.

Le métier des vrais indépendants est d’être commerçant ce qui suppose un encadrement global par un manager de centre-ville.

Constat :

  • Un laisser-faire dans la politique d’implantation commerciale :
    Les centres-villes sont en danger. En 2017, 1,4 millions de m² construits. Nous avons avant tout à faire à un problème d’urbanisme qui a pour conséquence un étalement urbain peu maîtrisé.
  • Difficulté de fédérer des commerçants par nature indépendants :
    Fédérer des professionnels qui par nature sont très indépendants est très difficile. Le taux d’adhésion aux organisations de commerçants est très faible. Les franchises notamment n’adhèrent pas beaucoup.
    Le métier des commerçants est d’être commerçant, d’où leur manque de connaissances en matière d’urbanisme, d’aménagement du territoire. Leur regroupement en association reste compliqué, par nature ils sont indépendants.
  • Le commerce fonctionne avec ses habitants :
    Le commerce fonctionne avec des habitants, il faut donc des résidences, des logements dignes, en faisant de la restructuration urbaine. Outre le logement, les réticences principales des habitants pour venir en centre-ville relèvent du stationnement, de la propreté, de la présence de la nature. Pour le commerce, des pistes existent déjà (ouverture en soirée ou consignes) mais une réponse globale doit se faire de manière organisée.

Les propositions :

  • Le besoin d’un management de centre-ville :
    Le métier des vrais indépendants est d’être commerçant. Ils ne savent pas faire le reste. La gestion du manager de centre-ville pourrait être ce que sont les pôles de compétitivité à l’industrie car s’il n’y a pas d’encadrement, le commerce ne fonctionne pas.
    L’encadrement des associations par un manager de ville compétent en développement économique comme en urbanisme serait le moyen d’élever le niveau de réflexion et amener le partenaire qu’est la collectivité à co-construire les évolutions de la ville c’est surtout vrai dans les communes petites et moyennes qui n’ont pas toujours les compétence requises ( nous avons entendu Procos le dire ) parce que cela peut avoir une incidence sur le devenir des entreprises du commerce de centre-ville , ces sujets les concernant et leur avis motivé devrait être mieux pris en compte.
  • Surmonter les difficultés liées à la fédération des indépendants :
    Le centre-ville ne doit pas être uniquement un projet du maire mais doit être un projet co-construit où chacun amène ses compétences. Le regroupement pourrait se faire à l’échelle de villes.
    Le rôle d’une association devrait se concentrer sur l’essentiel la représentativité, la diffusion d’informations, l’évolution du commerce en ligne, la valorisation des circuits courts, la problématique du transport des personnes comme des marchandises, le partenariat avec la collectivité.
  • La nécessité d’un cadre urbain de qualité :
    Le cadre de vie, la culture, la propreté, sont autant de thématiques qui ont un impact sur le commerce de centre-ville. Pour entretenir l’attractivité du centre-ville, l’aménagement urbain est fondamental. Un centre-ville détruit n’est pas comme une friche en périphérie car c’est un patrimoine. L’indice carbone pour aller consommer en périphérie doit aussi être pris en compte.
  • Que les maires ne cèdent pas à un chantage à l’emploi :
    Le rapport de l’Inspection Générale des Finances a montré les effets néfastes du taux d’autorisation de construire des surfaces commerciales en périphérie. Les maires ne doivent pas céder à un chantage à l’emploi.
  • Une délégation des actions collectives traditionnelles des associations de commerçants à des prestataires :
    Les actions collectives traditionnelles bien que nécessaires peuvent être déléguées partiellement ou totalement via des prestataires dont c’est le métier (ce que font les centres commerciaux)
    Les associations auraient donc intérêt à se positionner sur d’autres thématiques qu’ils ont l’habitude d’aborder : les aménagements urbains, la protection du linéaire, les documents d’urbanisme.