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Fédération du E-Commerce de la Vente à Distance

Bertrand Pineau, Responsable veille, innovation et Développement de la Fevad

fevad

La Fevad a été fondée en 1957 par les VPcistes : La Redoute, les 3 Suisses. Elle s’est transformée avec la digitalisation du commerce et l’évolution des pratiques sociales. La Fevad rassemble 600 membres et fédère l’ensemble des acteurs du e-commerce et de la vente à distance, quels que soient leurs secteurs d’activité, leur nature (pure-players ou non) et les supports de communication utilisés. Le rôle de la Fevad s’articule autour de cinq missions majeures, qui lui permettent d’être un acteur engagé et incontournable sur les scènes politique, économique, juridique et sociale. Des missions qui visent à : fédérer, représenter, réguler, veiller et informer, échanger, promouvoir et faire savoir.

Il y a un intérêt pour les petites structures et les magasins de centre-ville à se former aux outils digitaux, ce qui contribuera à leur donner des leviers d’action

Constat :

  • Le e-commerce, un marché en fort développement mais qui reste limité :
    72 milliards d’€ de chiffre d’affaire en 2016 en progression de 14%, 36 millions de cyberacheteurs, 1 milliards de commandes par an de produits et services, et 210 000 sites marchands.
    Des chiffres en progression constante avec une activité cependant très concentrée : 0,5% des sites représentent 61% du marché.
    Un marché qui représente aujourd’hui 8% du commerce de détail.
    Une perspective de 100 milliards d’euros prévus en 2020.
    Une part du téléphone mobile en forte progression qui atteint aujourd’hui près de 30% des commandes sur les gros marchands.
  • Des leviers pour le centre-ville :
    Ce sont les mêmes clients qui achètent en ligne et qui font leurs achats en centre-ville.
    Le cross canal permet aussi de commander en ligne et d’aller chercher en magasin.
    Le e-commerce plus une opportunité qu’une menace pour le centre-ville
  • Montée en puissance des géants du commerce en ligne :
    Des acteurs comme Amazon et demain Alibaba qui remontent dans la chaîne de valeur logistique en s’affranchissant de certaines contraintes règlementaires et fiscales supportées par les autres.

Les propositions :

  • Relancer l’observatoire de la logistique e-commerce :
    Il faut relancer, ce qui a existé, l’observatoire de la logistique e-commerce, qui est aujourd’hui en suspens, en prenant en compte la problématique de gestion d’un volume très important de données pour faire de l’évaluation et du diagnostic en trouvant les partenaires.
  • Sensibiliser et former les commerçants de centre-ville aux outils digitaux :
    Sensibiliser et former les commerçants de centre-ville aux outils digitaux, des outils qui ont vu leurs coûts sensiblement baisser ces dernières années, en prenant en compte le peu de temps qu’ils ont à y consacrer et leur manque de compétence dans le domaine.
  • Harmoniser les règles du commerce en ligne entre pays :
    Lever les freins marketing, logistiques, juridiques et fiscaux en harmonisant les règles du commerce en ligne transfrontalier.